(publié sur mon instagram, le 27 février 2025)
Je suis rentrée à la maison… enfin, c’est ce qu’on me dit.
Mais c’est étrange, parce que je ne me sens pas vraiment chez moi.
Revenir ici, c’est comme retrouver un ancien décor… mais avec une nouvelle version de moi.
L’impression d’être au point de départ, alors que j’ai tellement changé.
C’est quoi, au fond, la maison ?
Un lieu ? Un sentiment ? Une habitude ?
J’ai vécu à Augsbourg, à Munich, à Sydney, à Rossville, à Cooktown, à Sydney à nouveau… et maintenant, me revoilà ici, à Mons.
C’est comme si je me retrouvais face à une page blanche.
Et devant la page blanche, il y a toujours cette peur.
“Qu’est-ce que j’écris ?” “Par où je commence ?”
Mais sur le chemin, j’ai compris une chose.
C’est en étant perdue que je me retrouve et que je comprends ce dont j’ai besoin. Genre à chaque fois.
Et c’est en avançant que l’histoire, je l’écris
Le passé n’est plus là, et le futur n’est pas encore arrivé. Et ça, ça laisse tellement de possibilités.
Mais la seule chose qui compte : c’est ici et maintenant.
Alors je choisis de voir ce retour comme un nouveau chapitre.
Pas comme une pause, pas comme une parenthèse avant la prochaine aventure. Mais précisément, comme une aventure à part entière.
Parce que l’aventure, elle est pas qu’à l’autre bout du monde. Elle est en nous. Elle est dans ce qu’on construit, dans ce qu’on transforme.
J’ai envie de mettre à profit tout ce que j’ai appris en voyage, ici, dans un endroit qui m’a vu grandir mais où je ne me reconnais plus vraiment. Plutôt que de juste le voir comme un retour en arrière, j’ai envie d’en faire quelque chose de nouveau.
Parce que ce qui compte, c’est pas ce qu’on vit mais comment on décide de le vivre.
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Contexte :
Ce texte je l’écris à peine quelques jours après être rentrée en Belgique.
Et avec ce retour, inévitablement un tourbillon d’émotions. Et mille questions déjà.
C’était étrange de revoir les images de ce que j’ai vécu avant. Quand j’y pense, on dirait presque que c’était un rêve dont je venais de me réveiller. Si ça me rendait évidemment nostalgique, ça me remplissait surtout de gratitude. Je suis heureuse parce que c’est arrivé. Et de tout ce qui peut encore arriver.
Alors oui, j’aurais pu prolonger mon PVT, et enchaîner directement sur une deuxième année en Australie…
Oui mais…
J’ai senti que c’était pas le moment.
J’ai senti que je devais rentrer.
Parce que l’aventure, c’est pas toujours ailleurs.
Parfois, c’est surtout en nous.
C’est prendre tout ce qu’on a vécu, tout ce qu’on a appris, et transformer ce qu’on est.
Ces derniers mois, j’ai compris que voyager, c’était pas seulement bouger à travers le monde. C’est aussi explorer ses idées, plonger dans ses projets et se challenger d’une autre manière.
Alors ce retour, je voulais pas le voir comme une fin, ni comme une attente avant le prochain départ, mais comme une nouvelle expérience.
Revenir avec un regard différent.
Même lieu, nouvelles perspectives.
5 mois plus tard, c’est fou à quel point je me rends compte que ce retour que j’ai senti nécessaire, l’était bel et bien.

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