(publié sur mon instagram, le 3 septembre 2024)
Quand tu pars seul.e à l’étranger, au final tu l’es jamais vraiment.
En vérité, tu rencontres tellement de gens sur la route.
Et quand t’es loin de chez toi, c’est dingue à quel point les connexions, elles se créent super rapidement. Et tout ce que tu vis, tout ce que tu partages avec les autres, c’est intense, c’est fort.
Je crois que c’est parce qu’on vit des choses uniques ensemble. Peu importe d’où on vient, peu importe ce qu’on a vécu avant. On partage la même expérience de voyageurs. Surtout quand tu crées des habitudes avec les gens pendant des semaines, des mois.
Je vous promets que même si on sait que les au revoir ça fait partie de l’aventure, vraiment, c’est dur. C’est dur à chaque fois. Parce que c’est un peu les repères que tu te crées. C’est ce sur quoi tu te reposes. C’est justement ce qui t’aide à pas te sentir seul.e.
Et au fond, dès que tu rencontres des personnes avec qui tu partages un petit bout d’aventure, tu sais que tu pourras plus jamais vraiment revivre l’amitié de la même façon. Même si on reste en contact, même si on reste amis, même si on se revoit. Et je crois que dans les amitiés à l’étranger, c’est justement ce caractère éphémère, cette sensation d’avoir vécu quelque chose d’unique, qui rend le truc encore plus beau et fort.
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Contexte :
Vous le savez forcément si vous êtes backpackers, on rencontre tellement de gens sur son chemin quand on voyage.
En Australie, encore plus que quand j’étais expat à Munich (je pouvais le sentir aussi mais différemment parce que quand on est expat, on n’est pas dans cette dynamique de nomadisme), j’e sens’ai senti cette intensité qui va de paire avec le côté éphémère des relations.
Il y a des connexions qui se créent au fil du temps, d’autres instantanément. On partage des moments ensemble, parfois juste pour quelques jours ou quelques semaines ou quelques mois, et tout est décuplé ici. Il y a quelque chose de spécial, probablement parce que l’aventure l’est aussi.
Je dis pas qu’aucune amitié est destinée à durer dans le temps. En vrai j’aimerais bien rendre visite à bon nombre de copains rencontrés ici et qui viennent de partout dans le monde. Mais le truc c’est que ce sera forcément différent de ce qu’on a vécu, parce que c’est plus le même contexte. Et on peut pas garder la même intensité tout le temps, certainement pas avec tout le monde…
Alors on se dit au revoir, on pleure, on se dit qu’on se reverra (et je pense qu’on y arrivera pour certains), et puis on continue notre chemin et on avance. On avance parce que ça fait partie de l’aventure, on le sait. Les séparations à répétitions, c’est dur, c’est triste. Mais c’est probablement ce qui fait aussi la beauté de chaque moment partagé.

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