(texte déclamé pour la première fois le 21 août 2025 à Bruxelles à la scène ouverte Lost Words)
J’écris.
Sans cesse.
Comme pour capturer l’essence des choses,
des moments,
de la vie.
La pureté des émotions,
dans leur naissance,
dans leur spontanéité.
J’écris comme je respire.
Je crée comme j’écris.
C’est une manière pour moi,
je crois,
de figer le temps,
d’en garder une trace.
Du temps ou de la vie peut-être ?
Dans son impermanence,
dans sa fugacité.
J’écris sur tout.
Parfois avec sens et raison.
Souvent dans un chaos,
me laissant porter,
sans logique,
suivant mes idées et mes ressentis.
Et mon esprit les met ensuite en musique.
Un peu comme un fil rouge,
qui connecte chaque pièce,
chaque morceau de pensée,
chaque réflexion.
Ma vie ressemble à ça :
une succession,
ou plutôt un empilement,
un univers même,
de textes.
Des notes ici et là.
Des mots éparpillés,
des listes,
des esquisses,
des diatribes,
des poèmes,
des projets.
Voilà ce qu’est ma vie,
une maison remplie de brouillons.
Une maison de mots
qui respirent entre les murs.

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