changer d’air

Pendant longtemps j’ai pas été heureuse. 

Pas heureuse, c’est peut-être fort,
mais disons que j’avais une sensation inconfortable,
une sensation de vide qui était toujours présente en moi.

J’avais ce sentiment de pas vivre vraiment. 
Ou en tout cas de pas vivre ce que j’avais envie de vivre. 
Tu sais, un peu l’impression de subir.
En pilote automatique.

Mes démons et mes traumas,
j’ai travaillé dessus, je le sens.
C’est encore présent,
comme mon hypersensibilité.
Mais pas de la même manière qu’avant.
Et pourtant, ça m’arrive encore de ressentir cette dissonance.

Parfois, on se sent pas bien, on a l’impression de pas avancer,
et on croit que le problème c’est nous.
Mais peut-être que le problème c’est pas que nous. 
Peut-être que cette sensation elle vient aussi
de l’environnement dans lequel on vit,
des habitudes qu’on répète,
des gens qui nous entourent. 

Parfois, peut-être qu’on a juste besoin de partir. 

Changer d’air.
Changer de ville,
changer de pays,
changer de routine,
changer de cercle. 

Explorer l’inconnu,
créer de nouveaux liens,
essayer quelque chose de différent.

Pour se comprendre.
Et comprendre ce qui aidera notre développement.
Comprendre qu’il ne suffit pas juste
de se changer soi-même,
mais que changer ce qui nous entoure
fait aussi partie du processus.
Ça fait toute la différence.

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Contexte

Parce qu’évidemment, le bonheur, c’est lié à nous, à notre façon de voir les choses, mais pas que.
On verra pas une plante grandir et se développer sainement, si le sol dans lequel elle prend racine ou les conditions qui l’entourent ne sont pas faits pour elle…
Et c’est la même chose pour nous.
C’est pas simple, ça demande du temps souvent, des remises en question, et puis surtout un apprentissage de soi.

Quand on a changé sa manière de voir les choses, les gens, le monde, et soi-même, revenir dans des lieux chargés d’anciennes versions de soi, c’est étrange. Les souvenirs, les gens, les habitudes.
On se retrouve face à quelque chose qui n’existe plus vraiment en nous et qui nous met justement face à nos changements.

Apprendre à se connaître, c’est aussi ça je crois :
savoir lire ses ressentis, reconnaître ce qui nous fatigue et ce qui nous élève.
Comprendre ce qu’on veut, pour mieux discerner ce qui est bon pour nous.

Dire « ok, j’ai changé », c’est aussi apprendre à dire non.
Non à certaines habitudes.
Non à des schémas qu’on répète par confort ou par fidélité au passé.
C’est pas rejeter ce qu’on a connu,
mais juste avoir compris que ce n’est plus ce qu’on veut.

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