Catégorie : mots d’instagram

  • en dehors du cadre

    en dehors du cadre

    (publié sur mon instagram, le 22 mai 2025)

    “Tu en fais trop”
    “Tu te disperses”
    C’est ce qu’on me dit toujours
    et ce que je me dis aussi souvent à moi-même.
    Mais comment je pourrais faire autrement ?

    Toute ma vie j’ai senti que j’avais ce feu en moi, ce besoin d’essayer plein de choses, de ne pas me limiter. 

    Je me laisse beaucoup porter par le moment, par les choses qui m’intéressent, qui me font envie ou qui suscitent ma curiosité. Et je décris souvent ma vie comme ça : plein de choses à découvrir, plutôt que quelque chose à atteindre.

    A chaque fois qu’on me dit « canalise toi, une chose à la fois, il faut prioriser », je l’entends, je le comprends, mais j’y arrive pas vraiment.

    Je me sens attirée par tellement de choses. Un rien m’inspire, un rien me stimule. J’ai mille idées en tête, l’esprit en ébullition, ça ne s’arrête jamais.

    Et à peine je commence un projet que je réfléchis déjà à un autre. Ecrire, créer, penser, connecter les gens, partager, et puis apprendre, toujours plus. 

    Tout se complète, tout s’entremêle.

    Ce n’est pas que je n’arrive pas à choisir, c’est que je n’en ai pas envie. Je veux tout. 

    Je ne peux pas me limiter à un seul chemin, tant il en existe une infinité, et tant chacun peut me faire vivre une nouvelle expérience et m’apporter une nouvelle perspective.

    Je ne cherche pas à rentrer dans une case. Je veux regarder au-delà. Explorer les marges et penser hors du cadre. Interroger ce qui semble évident, bousculer les normes, réinventer les possibles.

    Et c’est ok de dire parfois : “non, ça ce n’était pas pour moi” ou juste “j’ai envie d’autre chose pour le moment”. Apprendre à gérer l’énergie qu’on donne, à ne pas laisser mille onglets ouverts en même temps, au risque de surchauffer. Et peut-être aussi de ne jamais rien terminer.

    On a toujours au fond de nous un fil conducteur. Quelque chose qui nous ramène à chaque fois à ce que nous sommes, à ce qui nous anime. Il suffit de le trouver. Dans tout ce qu’on fait, dans tout ce qu’on apprend, c’est ce qu’on nourrit.  

    Chaque expérience, chaque essai, chaque erreur, chaque réussite, chaque moment… sont comme les pièces d’un grand puzzle qu’on assemble et qui dessine notre vie. Et c’est souvent en explorant de nouveaux chemins qu’on trouve les morceaux manquants. 

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    Contexte :

    Je crois qu’au fond, j’ai toujours su que je ne pourrais jamais suivre un chemin tout tracé. J’ai essayé en quelque sorte, mais je n’y arrivais pas.
    Pendant longtemps, j’ai vu cette envie insatiable d’explorer, cette attirance pour mille choses à la fois, comme une forme de fuite, d’indécision. Une lassitude chronique peut-être.
    Mais aujourd’hui je comprends que ce n’était pas ça.

    J’ai en moi une curiosité immense, vivante, brûlante.
    Petite, je posais toujours mille questions, je me rêvais mille vies. J’ai toujours eu une soif infinie de savoir, d’apprendre, d’expérimenter.
    Et ce n’est jamais parti.

    Je me suis souvent sentie “trop”.
    Trop intense, trop libre, trop dispersée.
    Comme si ma manière de vivre, d’aimer, de m’enthousiasmer, débordait toujours un peu des lignes. Aujourd’hui je fais de mon intensité, de mon instabilité aussi, une force.

    Je vis en quête. En mouvement.
    J’explore des chemins. Pas tant pour leur destination mais pour ce qu’ils me permettent de trouver.
    Je collectionne les expériences, les intérêts, les fragments de moi.
    Pas pour cocher des cases, mais pour sentir, vibrer, apprendre.
    L’essai, l’erreur, l’apprentissage.
    C’est ça qui me guide.

    Mon fil conducteur, c’est écrire. Penser, parler, articuler les mots. J’aime raconter des histoires.
    Je suis passionnée. Je suis mes passions. Et la plus grande qui brûle en moi c’est celle que j’ai de vivre.

  • j’ai rencontré mon moi du passé

    j’ai rencontré mon moi du passé

    (publié sur mon instagram, le 24 février 2025)

    J’ai rencontré la moi de 23 ans dans un café.
    On est toutes les deux arrivées avec 5 minutes de retard. Elle a pris un thé au gingembre parce que le café lui donne mal à ľestomac, moi j’ai hésité entre un cappuccino et un matcha au lait d’amande, mais j’ai finalement commandé le matcha. Et un pain au chocolat aussi. Elle m’a regardée, surprise. Je lui ai dit que je n’avais plus peur de manger et que mes troubles alimentaires ne me contrôlaient plus.

    Elle m’a demandé si j’écrivais toujours. J’ai souri en lui disant que j’avais compris qu écrire c’était ma raison d’être, mon fil conducteur et que, même quand je doute de tout, je ne doute pas de ça. Elle a souri aussi.

    Je lui ai raconté que javais vécu en Allemagne, que je voyageais beaucoup, que je revenais d’ailleurs d’un an en Australie, et que j’y retournais bientôt. Elle m’a regardée les yeux écarquillés en me demandant si j’étais riche. J’ai rigolé en lui disant que l’argent, ça va ça vient, mais que les souvenirs qu’elle créera sur la route, eux, resteront pour toujours.

    Elle m’a dit qu’elle avait du mal à imaginer comment l’avenir pourrait être lumineux tant son mal-être la ronge, mais qu’elle a envie d’y croire, elle a commencé une thérapie. Je lui ai répondu qu’elle s’apprendrait plus qu’elle ne peut limaginer et qu’elle devait faire confiance au processus.

    Elle a voulu en savoir plus, déjà prête à écrire une to-do list et un plan d’action. Je ne la blâme pas, je suis pareille. Mais je lui ai dit qu’on ne pouvait pas tout prévoir et que la vie était pleine de surprises.

    Avant de partir, elle m’a demandé si j’étais heureuse. Je lui ai dit que je me sentais heureuse d’être actrice de ma vie, que ça m’arrivait encore de me sentir perdue mais qu’au final c’était souvent le meilleur moyen pour me retrouyer, J’ai ajouté que le temps lui apprendra que le bonheur c’est un état d’esprit, une manière de voir la vie, davantage qư’un objectif. Que ce serait pas toujours simple, qu’ily aurait encore des tas de doutes, de peurs, de remises en question, et de moments où elle ne se sentira pas assez. Mais que ces moments seront de moins en moins fréquents et de plus en plus courts. Je lui ai dit que son hypersensibilité ne serait pas une fatalité si elle apprenait à en faire une force créatrice.

    On s’est prises dans les bras. Je lui ai murmuré que quoi qu’il arrive, elle devait se faire confiance et se mettre moins de pression. Qu’elle devait oser sans attendre que tout soit parfait. Je crois que je parlais autant à la moi de 23 ans qu’à la moi d’aujourd’hui à cet instant. J’ai payé pour nous deux, elle m’a remerciée en me promettant qu’elle m’inviterait en retour quand je reviendrai la voir. Elle m’a dit au revoir en me disant qu’elle était fière de moi.

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    Contexte

    J’avais vu cette trend passer plusieurs fois, mais j’ai mis du temps à la faire. J’avais l’impression que tout le monde mettait surtout en avant une version qui a « réussi » par rapport à son soi jeune. Et moi, je ne me sentais pas nécessairement légitime de dire ça comme ça.

    Soyons honnêtes, je ne coche pas vraiment les cases de la réussite selon ce qui est le plus communément perçu comme tel : je n’ai pas construit de carrière, pas lancé de business, pas de relation amoureuse stable, pas acheté de maison … et je ne sais absolument pas où je serai dans deux ans.
    Mais j’ai envie de dire que je vis selon ce qui me fait vibrer. Je me suis toujours vite lassée, j’ai toujours eu besoin de changement et de renouveau pour me sentir vivante. Alors oui, je suis mes envies et mon intuition. Et ça me mène souvent hors de ma zone de confort, vers l’inconnu et l’instable.

    Si je me compare à la Sarah de 23 ans, je réalise évidemment que j’ai changé. Les expériences m’ont fait évoluer, et j’ai vécu des choses que je n’aurais jamais pu penser possibles ou atteignables à l’époque. J’ai grandi, et je me sens capable de vivre selon mes propres règles.
    Pourtant, je lui ressemble encore sur certains points. J’ai encore des peurs, des doutes, et des freins. Je suis encore parfois cette petite meuf qui se sent pas assez. Même si j’ai davantage confiance en moi, j’ai encore du mal à avoir confiance en ce que je fais.

    Mais si la moi de 23 ans me voyait aujourd’hui, je crois qu’elle serait fière. Parce que je n’ai pas abandonné. Parce que j’ai transformé ce qu’elle appellait des rêves en réalité. Et je pense qu’aujourd’hui, elle me rappellerait que si je l’ai fait avant, je peux encore le faire.
    Alors, on se dirait toutes les deux que chaque nouvelle montagne, on réussira à la gravir, à condition d’y aller étape par étape.

  • 2025

    2025

    Alors oui, essayer d’atteindre les objectifs qu’on s’est donnés, c’est ce qu’on fait plus ou moins chaque année. J’ai cru que c’était ce que je faisais, dans l’illusion de mes mille to-do lists quotidiennes… Mais je réalise que je ne fais peut-être pas tout à fait autant que je le pourrais.

    J’ai lu cette phrase que j’ai ajoutée à mon vision board : “You get what you work for, not what you wish for”. Ça m’a mis une claque.

    Je pense que ces dernières années, et particulièrement en 2024, j’ai travaillé sur ce que je voulais et sur ce dont j’avais besoin, j’ai mis mon énergie dans mon développement personnel, à la fois pour évoluer vers la meilleure version de moi-même mais aussi toujours dans les interactions avec les autres. J’aime créer du lien, des connexions, et clairement je suis fière de l’être social et sociable que je suis.
    Mais cette énergie que je dépense à vouloir si fort être avec les autres, à vouloir si fort exister pour les autres, c’est celle que je ne mets pas dans ce que j’ai envie de réaliser au-delà de moi.

    A vouloir être partout, on n’est nulle part. Ou en tout cas, jamais vraiment là à 100%.

    Je l’ai déjà évoquée, cette propension que j’ai à me disperser. Pas seulement dans les interactions, mais aussi dans les idées. Ce besoin d’exprimer mes émotions, mes pensées, mes réflexions, à travers la création me pousse parfois dans une volonté déraisonnée de créer toujours plus. C’est là que je me perds. Et c’est ce qui m’empêche de concrétiser certaines choses.
    C’est ok. Je sais que ça fait partie du processus.
    Mais là, je sens cette force en moi qui me pousse et qui me dit que c’est l’heure de passer à l’action. Et pas juste de planifier et de procrastiner sans cesse.

    Alors 2025, je la manifeste comme une année pilier dans la réalisation de mes projets de vie. Je parle de ces projets qui m’animent, qui dorment en moi depuis si longtemps. Ces projets qui me donnent une direction et qui en même temps se nourrissent des expériences par lesquelles je passe.

    2025, c’est l’année où je me donne les moyens de mes ambitions.
    2025, c’est mon coup de pied dans le cul.

  • trente

    trente

    30 ans, un chiffre qui marque.

    Une étape dans la vie, comme qui dirait.
    On a été si habitué à se dire qu’à 30 ans, c’est l’âge où on doit avoir construit sa vie, où on est censé avoir une « situation » : un travail, un logement, une vie qui roule.
    Oui mais…
    Depuis toujours j’ai senti que j’aspirais à autre chose, sauf que j’avais pas les clés pour comprendre.

    Plus jeune, je me disais qu’il y avait quelque chose qui allait pas chez moi, je me sentais pas à ma place, je me sentais pas moi-même.
    A 20 ans, j’essayais d’être.
    A 30 ans, je suis.
    La maturité, les expériences, et la remise en question permanente m’ont mise face à moi-même. J’ai appris à me connaître, à lire en moi, à reconnaître les cheminements de chacune de mes pensées et actions.
    Un travail inconfortable, douloureux souvent, qui m’a amenée plus d’une fois à me demander qui j’étais vraiment.

    Et c’est en me voyant telle que j’étais… dans ma lumière, dans mes parts d’ombre, dans ma sensibilité, dans mes peurs, dans mes comportements toxiques, dans mes interactions, dans ma vision de moi-même… que j’ai réussi à comprendre la personne que je voulais être.
    Ne pas être quelqu’un que je ne suis pas. Mais oser être moi, en cultivant ce qui me rend fière et confiante, et en travaillant sur les mécanismes qui me rendent triste ou qui ont un impact négatif sur ma vie, sur mes projets, sur les autres.

    Evidemment, j’ai encore beaucoup de travail à faire et encore plein de questions, mais je me sens en accord avec moi-même et avec la direction que je donne à ma vie. Je ne connais pas toute l’histoire que j’écris, et je l’accepte, mais, quoi qu’il arrive, j’ai confiance en ma plume.

  • 2024

    2024

    2024, l’année du voyage.
    La découverte du monde et de moi-même aussi.
    2024, l’impression d’avoir vécu plusieurs vies.

    Cette année, elle a commencé par un retour en Belgique après deux années passées en Allemagne. Et au 1er janvier j’étais dans cet entre-deux étrange : un chapitre se fermait, un autre était sur le point de s’ouvrir. J’étais pleine de questions, loin d’imaginer les aventures et les défis qui m’attendaient. Je me sentais à la fois nostalgique de ce que je laissais derrière moi et excitée à l’idée de me lancer dans cette epérience folle. A la fois triste et impatiente de quitter ce que je connaissai.

    J’avais ce besoin d’avancer. Ce besoin d’aller plus loin encore que tout ce que j’avais entrepris jusque là.
    Et c’est étrange comme l’arrivée de 2025 résonne de la même manière pour moi.
    Pas comme un retour à la case départ mais plutôt comme la sensation que je suis encore loin du sommet des montagnes que j’ai commencé à gravir. J’ai avancé, je le sais, et je suis mieux équipée. Mais il reste du chemin à parcourir.

    En 2024, j’ai cherché l’instabilité pour apprendre à dépasser mes peurs.
    En 2025, je cherche un peu de stabilité pour apprendre à concentrer mon énergie.

    Cette année écoulée a été un tourbillon d’incroyables nouvelles expériences, de douloureuses remises en question, de multiples rencontres, d’apprentissages inattendus, de doutes bouleversants, de changements nécessaires, d’émotions toujours plus intenses.

    Je me sens tellement reconnaissante pour tout ce que j’ai vécu cette année. Le négatif comme le positif. Ça a probablement été l’année la plus puissante de ma vie.
    Se perdre pour se retrouver. C’est précisément dans cette continuité que je commence cette nouvelle année.

    2025, je l’associe à la mise en œuvre. J’ai compris ce que je voulais, ou en tout cas quelles étaient mes priorités. J’ai reconnu mes forces et mes faiblesses.
    Et je connais mes objectifs.
    Mon envie maintenant, c’est de donner corps à mes projets. De moins disperser mon énergie dans mille idées et dans cette volonté d’être partout à la fois. Mon envie c’est de suivre mon fil conducteur.
    Merci 2024, je suis prête à affronter mes défis de 2025.

  • ocean therapy

    ocean therapy

    (publié sur mon instagram, le 18 février 2024)

    Contexte : j’écris ce texte quand je suis à Sydney, quand je découvre pour les premières fois Bondi et la vie près de l’océan. Et je me dis que la vie est douce, que la vie est belle quand j’aime mon environnement. La mer m’apaise. La mer calme mon esprit, et mon feu intérieur. Par ce texte, je capture l’essence de ce sentiment, mais aussi de ce moment où je me sens à ma place.

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    Le sentiment que plus rien n’a d’importance.
    Si ce n’est le moment présent.

    Hypnotisée par ce mouvement de va-et-vient.
    Bercée par les vagues.
    L’air marin qui caresse ma peau.
    Le regard perdu vers l’horizon.
    A perte de vue, l’eau.
    Et le son du battement de mon coeur.

    Je ressens chaque grain de sable sous mes pieds
    C’est l’instant qui compte.
    Je me sens vivante.

  • à l’aube d’une nouvelle histoire

    à l’aube d’une nouvelle histoire

    (publié sur mon instagram, le 2 février 2024)

    Contexte : j’écris ce texte la veille de mon départ pour l’Australie où je n’ai aucun plan, aucune idée de ce qui se passera pendant l’année que je m’apprête à vivre.

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    A l’aube d’une nouvelle page blanche qui se présente à moi,
    je me sens émue.
    Émue en pensant à cette chance que j’ai.
    Cette chance que j’ai de pouvoir écrire une nouvelle histoire.

    Ça n’a pas toujours été simple.
    Je n’oublie pas ce par quoi je suis passée.
    Les épreuves de la vie peuvent parfois sembler insupportables, injustes, insurmontables.
    J’en ai pleurés des torrents de larmes.
    Vidée de tout espoir.
    En me disant que jamais j’y arriverai.
    Mais sans tout ça, je ne serais pas là où je suis.
    Ni celle que je suis.

    La vie c’est un énorme puzzle.
    On ne saisit pas tout de suite
    l’utilité de toutes les pièces.
    Mais plus on avance
    et plus on comprend la nécessaire place de chacune
    pour former l’image complète.
    S’il y a six ans, vous m’aviez parlé de ma vie aujourd’hui,
    de tous ces souvenirs accumulés,
    et de ce billet d’avion qui m’emmène demain à l’autre bout du monde,
    je ne vous aurais pas crus.

    Je ne pense pas que ma vie soit objectivement extraordinaire,
    mais elle l’est pour moi
    parce que c’est comme ça que j’ai choisi de la voir.
    Et de la vivre.
    C’est pour ça que je n’ai pas peur de l’inconnu.
    Ou en tout cas que je l’accepte,
    avec une certaine forme de sérénité.
    Je m’accroche toujours
    à tous ces petits miracles
    qui composent chaque nouvelle histoire que j’écris

  • intuition

    intuition

    J’ai appris à écouter mon coeur
    et à suivre mon intuition.
    Parfois ça fait peur.
    Parfois j’ai aucune idée de ce qui va se passer.
    Parfois je doute.
    Mais j’ai en moi la conviction
    que tout arrive toujours pour une raison.

    Je vais vers ce qui me rend heureuse.
    En me fiant à ce que je ressens au fond de moi.
    Je suis mon fil d’Ariane.
    Et quoi que je choisisse,
    quoi que je fasse,
    j’y mets tout mon coeur,
    j’y mets toute mon âme.

    Alors, je ne regrette jamais aucune décision.
    Peu importe ce qui en découle.
    Le bon comme le mauvais.
    Parce que je sais que c’est ce qui construit
    la personne que je deviens.
    Que c’est ce qui me fait évoluer.
    Je sais que chaque chose que je vis
    me fait avancer
    sur mon propre chemin.

  • 13 – faire ce qu’on aime

    13 – faire ce qu’on aime

    Je me dis chaque jour, qu’on peut décider de ce qu’on va vivre.
    Et que faire ce qu’on aime,
    c’est ce qui compte vraiment au fond.

    Ça parait évident comme ça
    pourtant c’est pas forcément ce qu’on fait.
    Je sais qu’aller vers ce qui me rend heureuse,
    ça signifie souvent m’éloigner des attentes des autres, des schémas classiques, des objectifs de performance.

    Ma vie c’est pas forcément la plus stable,
    je suis pas riche,
    j’ai pas de plan de carrière
    et je me sens parfois completement à l’ouest par rapport à d’autres personnes de mon âge.

    Par contre, je me sens tellement libre. Et je crois que c’est ça qui m’anime. 

    Demain si j’ai envie d’essayer quelque chose de nouveau, de faire un taf que j’avais jamais fait avant, de m’installer dans une ville que je connais pas, de commencer une nouvelle vie… Je me dis juste que c’est réalisable. Et c’est ça le truc, tout est à notre portée. Si on veut, on peut. On est notre propre frein, mais aussi notre propre moteur.

    J’ai pas la recette magique pour réussir.  Et je dis pas que tout sera simple, bien au contraire.  Mais j’ai plus peur. J’ai appris à écouter mon intuition.  Et je crois que c’est ça le secret. Apprendre à se faire confiance. 

    Au delà de se fixer des objectifs et de les atteindre. Aller vers ce qui nous fait vibrer, ce qui nous appelle.Et la sensation de liberté et de pouvoir qui viennent avec le passage à l’action, c’est juste incroyable. Alors vraiment, écoute cette petite voix en toi, elle sait déjà, et fonce.

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    Contexte :

    Faire ce qu’on aime.
    C’est ce que je dis dans ce reel. C’est ce que je pense, profondément.
    Et pourtant, c’est étrange comme depuis quelques temps, je me sens un peu à côté de ça.

    J’ai toujours évoqué ma liberté, mais en ce moment, je me sens parfois prisonnière de mon quotidien.
    Le travail prend beaucoup de place, le temps file, et j’ai ce sentiment constant de courir après quelque chose, sans trop savoir quoi.

    Cette liberté, j’ai longtemps cru que c’était pouvoir faire ce que je veux… changer de ville, changer de job, vivre des aventures, ne pas m’ancrer.
    Comme si me poser quelque part, comme si choisir une vie, c’était renoncer à toutes les autres potentialités.
    Comme si la stabilité m’enfermait, là où l’instabilité semble m’ouvrir des portes…

    Mais est-ce toujours vrai ?
    Est-ce que je vis vraiment pour moi ? Ou pour cette image de moi — celle qui vit à fond, qui bouge, qui ose, qui inspire — mais qui parfois s’oublie un peu au passage ?
    Qu’est-ce que ma liberté ? Est-ce vraiment accumuler les expériences à l’infini ?

    Peut-être que mon vrai défi maintenant, ce n’est plus de vouloir tout vivre, mais d’apprendre à identifier ce qui me fait réellement du bien.
    Pas ce qui plaît. Pas ce qui brille.
    Mais ce qui m’apaise. Ce qui m’aligne ⚖️

    Alors ce reel, je le partage comme un point de départ.
    Parce qu’il est sincère. Il est ce que je ressens. Et parce qu’il me permet de réinterroger profondément ma définition même de la liberté et de ce à quoi j’aspire vraiment 

  • 12 – lâcher prise

    12 – lâcher prise

    J’apprends à lâcher prise.

    Ça peut paraître dingue mais toute ma vie, ou en tout une grande partie, j’ai eu cette impression d’avoir une sorte de petite Sarah tyrannique dans la tête. une petite voix qui veut que je sois parfaite, elle veut que j’en fasse toujours plus, 

    Y a vraiment ces deux énergies en moi.

    Cette Sarah là avec beaucoup d’ambition, qui va transformer chaque idée en une opportunité de briller, chaque moment en une occasion de travailler pour atteindre nos objectifs, qui va me faire me sentir nulle ou coupable quand j’arrive pas à tout gérer dans ma vie parce qu’elle pense sans cesse à construire l’avenir. 

    Et puis l’autre Sarah, qui est dans l’instant présent, qui a envie de profiter de chaque instant, envie de vivre, de faire les choses par plaisir et pas par contrainte, envie d’essayer sans forcément performer. 

    C’est souvent plein d’émotions contradictoires dans ma tête. C’est un vrai combat interieur entre ce besoin de faire et de toujours produire ET ce besoin d’être et de vivre. Souvent j’ai du mal à faire les choses juste comme ça, genre me poser pour regarder un film ou juste paresser, faire une grasse mat, si je suis seule j’arrive pas. Parce que je culpabilise de pas utiliser ce temps pour autre chose. De pas écrire, de pas monter une nouvelle vidéo, de pas lancer un nouveau projet, de pas développer de nouvelles interactions.

    Mais là je le sens presque physiquement, j’apprends vraiment à lâcher prise sur ce besoin de tout controler, sur ce besoin de transformer chaque moment en mission, et j’apprends à essayer de faire les choses comme je les ressens, sans me mettre cette pression infernale. En fait j’essaye de laisser plus de place à cette autre Sarah en moi qui aspire à être heureuse plus qu’à être parfaite.

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    Contexte :

    Quand j’ai commencé ce texte, j’ai senti que c’était le bon moment d’écrire là dessus.
    Ma vie, ça a toujours été ce combat intérieur entre ces deux Sarah qui font de moi celle que je suis.
    Entre cette énergie de s’étendre, de créer et ce besoin de vivre l’instant présent.
    Entre ce besoin de faire et ce besoin d’être.

    Il y a cette partie de moi, cette Sarah tyran comme je l’appelle, qui a tout fait pour être la personne que je suis aujourd’hui ; sociable, capable de connecter facilement avec les gens, avec l’envie de créer, et pour ça je l’en remercie. Mais avec le temps… elle a pris trop de place?

    J’ai réalisé à quel point je peux être dure avec moi-même. Et ça fait longtemps que j’ai commencé à prendre conscience de ça mais sans vraiment réussir à m’en détacher. Cette voix, elle s’insinue dans chaque moment où elle perd le contrôle et je me retrouve à culpabiliser dès que je fais une pause. Elle m’empêche de vivre sans objectif à atteindre, elle me détourne du moment présent. Elle est mon anxiété.

    Pour elle, si je ne produis pas, je stagne.
    Et dans une quête impossible de perfection, j’ai la sensation de ne jamais faire assez, de ne jamais être à la hauteur de mes ambitions, et en même temps de ne jamais profiter à 100%. Et ce paradoxe permanent m’épuise.

    Je remarque que depuis que je me suis installée à Bruxelles, j’apprends à lâcher prise sur ce besoin d’être dans la productivité permanente, de contrôler chaque aspect de ma vie, de vouloir atteindre sans cesse des objectifs. J’ai l’impression de reprendre du pouvoir sur ma capacité à vivre l’instant présent à l’apprécier, et à cultiver ma capacité à être heureuse.

    Le chemin est encore long mais je sais que j’avance