(publié sur mon instragram, le 1er juin 2024)
A 26 ans j’ai décidé de partir vivre à l’étranger.
Et je me dis souvent
que c’est comme si ma vie avait commencé à ce moment là.
Comme si tout ce que j’avais vécu avant
était une répétition.
Ou plutôt un entrainement.
Construisant la personne que je suis,
en me préparant à ce que j’allais vivre ensuite.
Je crois que c’est ce que j’attendais depuis toujours.
Partir.
Parce que j’ai toujours eu du mal
à me sentir à ma place chez moi.
J’ai toujours eu l’impression d’étouffer,
de manquer de quelque chose.
J’ai jamais, je crois, voulu partir pour fuir,
mais plutôt pour me trouver.
Pour découvrir autre chose.
Et parfois je me dis que ce serait plus simple
si j’étais en pilote automatique.
Si j’avais suivi un chemin tout tracé.
Carrière, maison, mariage, enfants.
Mais j’arrivais pas à me projeter là dedans. J’aspirais à autre chose.
Et c’est toujours le cas d’ailleurs.
J’ai 29 ans
et quand on me demande ce que je fais dans la vie,
ou quels sont mes projets,
je sais pas trop quoi répondre.
Je me sens perdue parfois.
Et je doute souvent.
Mais ce dont je suis sûre,
c’est que je veux me sentir libre.
Découvrir le monde.
Accumuler les premières fois
et les moments qu’on n’oublie pas.
Dans le frisson des nouvelles expériences.
C’est là que je me sens à ma place.
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Contexte :
Je revenais d’Indonésie où je suis restée 3 semaines après avoir quitté Sydney, et ça m’a beaucoup questionnée (une fois de plus) sur la vie que je voulais. Après m’être projetée à Sydney, j’étais là sur un scooter à Bali en train de me dire que je pourrais vivre d’amour et d’eau fraiche, simplement, les pieds dans l’eau, entre deux séances de yoga et d’écriture.
Depuis toujours, j’ai ce sentiment de vouloir toujours plus. L’envie de tout faire. De tout vivre. Je dis souvent que je cours après le temps. Parce que j’ai peur d’en manquer. Peur de rater des choses. De ne pas vivre assez. De ne pas trouver ce pour quoi je suis faite.
C’est quelque chose que je ressens d’autant plus fort quand je me compare aux autres. Encore plus dans ce chapitre nouveau qu’est la trentaine (je n’y étais pas encore au moment de publier ce texte).
Pourtant je sais que le timing est personnel et que chaque chemin est différent.
Et on n’aspire pas toutes et tous à la même chose.
Mais bon, ça génère beaucoup de questions et de peurs en moi.
Quand on dévie de la route principale, on ne sait jamais si le chemin dérobé qu’on a choisi sera le bon chemin.
Et depuis que je suis partie loin de chez moi, il y a ce sentiment d’instabilité permanente. Une instabilité qui me pousse d’autant plus à me remettre en question et à douter. Une instabilité qui me demande de sortir de ma zone de confort. C’est inconfortable du coup, mais en même temps je sais que c’est ce qui me plait.
Quand j’ai peur, mais que ce n’est pas ça qui m’arrête .
J’ai encore beaucoup de choses à découvrir, sur le monde et sur moi-même. Je ne me sens pas toujours à la hauteur de mes ambitions, j’ai encore trop souvent des pensées et comportements limitants. Je sais que je douterai encore mille fois, et que je ne cesserai de remettre en question mes choix.
Mais je sais aussi que ça fait partie du chemin.
Et je crois que c’est ok



