(publié sur mon instagram, le 22 mai 2025)
“Tu en fais trop”
“Tu te disperses”
C’est ce qu’on me dit toujours
et ce que je me dis aussi souvent à moi-même.
Mais comment je pourrais faire autrement ?
Toute ma vie j’ai senti que j’avais ce feu en moi, ce besoin d’essayer plein de choses, de ne pas me limiter.
Je me laisse beaucoup porter par le moment, par les choses qui m’intéressent, qui me font envie ou qui suscitent ma curiosité. Et je décris souvent ma vie comme ça : plein de choses à découvrir, plutôt que quelque chose à atteindre.
A chaque fois qu’on me dit « canalise toi, une chose à la fois, il faut prioriser », je l’entends, je le comprends, mais j’y arrive pas vraiment.
Je me sens attirée par tellement de choses. Un rien m’inspire, un rien me stimule. J’ai mille idées en tête, l’esprit en ébullition, ça ne s’arrête jamais.
Et à peine je commence un projet que je réfléchis déjà à un autre. Ecrire, créer, penser, connecter les gens, partager, et puis apprendre, toujours plus.
Tout se complète, tout s’entremêle.
Ce n’est pas que je n’arrive pas à choisir, c’est que je n’en ai pas envie. Je veux tout.
Je ne peux pas me limiter à un seul chemin, tant il en existe une infinité, et tant chacun peut me faire vivre une nouvelle expérience et m’apporter une nouvelle perspective.
Je ne cherche pas à rentrer dans une case. Je veux regarder au-delà. Explorer les marges et penser hors du cadre. Interroger ce qui semble évident, bousculer les normes, réinventer les possibles.
Et c’est ok de dire parfois : “non, ça ce n’était pas pour moi” ou juste “j’ai envie d’autre chose pour le moment”. Apprendre à gérer l’énergie qu’on donne, à ne pas laisser mille onglets ouverts en même temps, au risque de surchauffer. Et peut-être aussi de ne jamais rien terminer.
On a toujours au fond de nous un fil conducteur. Quelque chose qui nous ramène à chaque fois à ce que nous sommes, à ce qui nous anime. Il suffit de le trouver. Dans tout ce qu’on fait, dans tout ce qu’on apprend, c’est ce qu’on nourrit.
Chaque expérience, chaque essai, chaque erreur, chaque réussite, chaque moment… sont comme les pièces d’un grand puzzle qu’on assemble et qui dessine notre vie. Et c’est souvent en explorant de nouveaux chemins qu’on trouve les morceaux manquants.
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Contexte :
Je crois qu’au fond, j’ai toujours su que je ne pourrais jamais suivre un chemin tout tracé. J’ai essayé en quelque sorte, mais je n’y arrivais pas.
Pendant longtemps, j’ai vu cette envie insatiable d’explorer, cette attirance pour mille choses à la fois, comme une forme de fuite, d’indécision. Une lassitude chronique peut-être.
Mais aujourd’hui je comprends que ce n’était pas ça.
J’ai en moi une curiosité immense, vivante, brûlante.
Petite, je posais toujours mille questions, je me rêvais mille vies. J’ai toujours eu une soif infinie de savoir, d’apprendre, d’expérimenter.
Et ce n’est jamais parti.
Je me suis souvent sentie “trop”.
Trop intense, trop libre, trop dispersée.
Comme si ma manière de vivre, d’aimer, de m’enthousiasmer, débordait toujours un peu des lignes. Aujourd’hui je fais de mon intensité, de mon instabilité aussi, une force.
Je vis en quête. En mouvement.
J’explore des chemins. Pas tant pour leur destination mais pour ce qu’ils me permettent de trouver.
Je collectionne les expériences, les intérêts, les fragments de moi.
Pas pour cocher des cases, mais pour sentir, vibrer, apprendre.
L’essai, l’erreur, l’apprentissage.
C’est ça qui me guide.
Mon fil conducteur, c’est écrire. Penser, parler, articuler les mots. J’aime raconter des histoires.
Je suis passionnée. Je suis mes passions. Et la plus grande qui brûle en moi c’est celle que j’ai de vivre.